Espace de Thérapies Emotionnelles

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La sexologie 1

La sexologie est l'étude de la sexualité humaine et de ses manifestations. Elle étudie tous les aspects de la sexualité, à savoir le développement sexuel, les mécanismes des rapports érotiques, le comportement sexuel et les relations affectives, en incluant les aspects physiologiques, psychologiques, médicaux, sociaux et culturels.

La sexologie, dans sa forme moderne, est une science récente qui s'est développée à la fin du xxe siècle. Elle est au carrefour de plusieurs disciplines, comme la biologie et les neurosciences, la criminologie, l'histoire, les cultures, les religions, la psychologie et la sociologie. Elle étudie également la sexualité de certains groupes particuliers, comme les handicapés, les enfants et les personnes âgées, mais étudie aussi les pathologies sexuelles telles que les dysfonctions sexuelles, l'obsession sexuelle, les violences sexuelles, et les pratiques marginales comme les paraphilies et les perversions.

La sexologie traite également des sujets particuliers comme l'avortement, le contrôle des naissances, l'abus sexuel, la santé sexuelle

 

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CHEZ LA FEMME

 

Dysfonctionnement orgasmique primaire (anorgasmie, frigidité)

L’on peut parler de dysfonctionnement orgasmique primaire lorsque la femme qui en souffre n’a jamais connu d’orgasme. Et cela, quelles que soient les formes de stimulation physique employées : masturbation, caresses, contact buco-génital, pénétration du vagin ou du rectum. Les femmes qui ne parviennent à l’orgasme que lors de certains rêves ou par l’imagination, appartiennent également à cette catégorie.

Causes :

- Conformisme religieux

- Absence de modèle féminin auquel s’identifier, donc pas de possibilité d’établir un système de valeurs sexuelles

- Manque d’identification complète avec le partenaire (celui-ci ne correspond pas aux attentes de la femme : caractère, physique,…)

- Dysfonctions sexuelles chez le partenaire (éjaculation précoce, impuissance) conjointe à un refus de masturbation qui pourrait mener à l’orgasme.

Traitement:

- Désigner et classer les responsabilités, désamorcer les conflits, démobiliser l’agressivité, écouter, dédramatiser, expliquer, encourager

- Revaloriser l’expérience masturbatoire afin de faire comprendre à quel point la femme est responsable de sa sexualité et de son corps

- Techniques d’observation de la vulve avec cheminement du doigt sur toute la surface examinée. Prise de conscience non pas orgasmiques mais sensorielles liées à cette zone érotique primaire.

Le traitement de ce dysfonctionnement sexuel repose également sur le système de valeurs propre à chacune des femmes en cause. Si celui-ci est inutilisable parce que trop étroit ou trop éloigné de la réalité, ou trop opposé aux relations homme/femme, il est important de donner la possibilité de le modifier en transformant les caractéristiques biophysiques et psychosociales des influences qu’elle a subi, qu’elle subit encore.

 

Dysfonctionnement orgasmique contingent (dysorgasmie)

Si une femme est parvenue à l’orgasme une fois dans sa vie, que ce soit par l’acte sexuel, la sodomie, la masturbation ou le cunnilingus et qu’elle souffre à présent d’absence d’orgasme, on parle de dysfonctionnement orgasmique contingent. Un conditionnement psychosocial peut engendrer une dépréciation totale de la sexualité rendant la femme incapable de réagir sexuellement y compris dans des circonstances qu’elle a choisi elle-même et/ou face à un homme qu’elle a également choisi.

De même, une rupture dans l’équilibre biophysique sous forme de douleur, par exemple durant le coït, crée un état d’indisponibilité physique qui annihile la réactivité sexuelle.

 

Autres causes :

- Homosexualité : influence de relations uniquement homosexuelles dans la jeunesse sur les relations hétérosexuelles actuelles non satisfaisantes

- Manque d’intérêt pour la fonction sexuelle

- Absence de masturbation (impossibilité de se toucher)

- Après la naissance d’un enfant entraînant une modification de l’intérieur de l’utérus.

 

Vaginisme

Le vaginisme est un trouble psychosomatique qui rend difficile, sinon impossible l’acte sexuel. Anatomiquement, il affecte les muscles qui forment le périnée et ceux qui circonscrivent le tiers inférieur du vagin. Physiologiquement, il se caractérise par une contracture spasmodique qui n’a rien à voir avec les contractions rythmiques de l’orgasme. C’est un réflexe totalement involontaire qui répond à une tentative de possession réelle, imaginaire ou pressentie. Lorsque le vaginisme est très prononcé, la contraction des muscles est si forte qu’il est même impossible pour le gynécologue de faire un toucher vaginal.

 

Causes :

- Incapacité sexuelle masculine

- Inhibition due à la rigueur de l’éducation religieuse

- Expériences sexuelles antérieures traumatisantes

- Tendances homosexuelles

- Dyspareunie non diagnostiquée menant au vaginisme

- Liaison extraconjugale du partenaire

- Choc physique ou moral

- Peur d’être dominée, de ne pas contrôler la situation

- Peur générale de la perforation au niveau corporel

- Rétrécissement vaginal dû au vieillissement

 

Traitement

L’idéal est de pouvoir travailler avec les deux partenaires et de combiner une approche physique et psychologique.Il est primordial d’informer la femme sur la caractère naturel et spontané de la fonction sexuelle, sur les réactions normales que suscite le désir, car souvent elle ignore tout des sensations auxquelles elle peut s’attendre dans pareille situation. Dans le cadre d’un traitement individuel, il sera également important de donner une information anatomophysiologique, afin que la femme puisse saisir de façon très précise l’anatomie de l’homme, la sienne et les mécanismes de jouissance.

 

Dyspareunie

Les rapports sexuels sont non seulement douloureux mais deviennent réellement insupportables. La pénétration entraîne des crispations, des brûlures, des sensations d’écartèlement, de déchirures internes (plaisir et douleur).

La dyspareunie oppose un fin de non recevoir au partenaire pouvant le déstabiliser à son tour. La dyspareunie est aussi un cas fréquent de manifestation physique au manque de désir.

La dyspareunie est un trouble psychosomatique qu’on ne peut pas toujours ramener entièrement à une origine subjective ou objective.

Ce trouble sexuel ne peut être diagnostiqué sans un examen approfondi de la région pelvienne et ce, afin de détecter d’éventuelles lésions qui seraient à l’origine de la douleur survenant lors des rapports sexuels .Il existe une grande variété de dyspareunies, allant de la simple irritation après le coït, à la douleur paralysante pendant le coït. Les localisations anatomiques sont aussi très variées d’un point à l’autre du système génital.

 

Vulve

- Présence d’un hymen intact ou lambeaux d’hymen

- Cicatrices entre muqueuse et musculature vaginale

- Séquelle d’une épisiotomie

- Hypertrophie des glandes de Bartholin

- Lèvres et vulve resserrées et ayant perdu leur élasticité (par ex. chez les femmes ménopausées)

 

Clitoris

- Présence d’un smegma sous le capuchon clitoridien

- Adhérences entre le gland du clitoris et le capuchon des petites lèvres

 

Vagin

- Infection

-Vaginite coliforme

- Vaginite à trichomonas

- Vaginite fongique :Les douleurs causées par ce type de vaginites sont si intenses que l’acte sexuel est pratiquement impossible. Ces vaginites sont généralement consécutives à un traitement par antibiotiques.

 

- Inflammation

- Emploi de contraceptifs chimiques en application locale irritant la muqueuse vaginale (intolérance aux produits utilisés, au caoutchouc de certains diaphragmes et condoms)

- Douche vaginale après le coït pouvant non seulement être une porte ouverte à l’infection mais risquant également d’accentuer l’irritation légère causée par le frottement du pénis sur la paroi vaginale. L’hygiène ne réclame nullement cette ablution dont l’effet est d’abaisser encore l’acidité du vagin, supprimant la principale barrière contre l’infection (le pH s’élevant légèrement pendant l’acte sexuel pour reprendre sa valeur habituelle 6 à 8 heures après)

- Vaginites de femmes âgées et vaginites par radiothérapie (traitement hormonal insuffisant ou atrophie de la muqueuse s’accompagnant d’une perte de l’élasticité des parois vaginales et d’une nette réduction de la lubrification dans le cas d’un traitement d’un cancer par rayons)

- Défaut de lubrification

- Aspect le plus fréquent à l’origine des dyspareunies (la lubrification vaginale est l’équivalent chez la femme de l’érection chez l’homme). Elle signifie que celle-ci est prête pour l’acte sexuel. Le manque de lubrification peut être causé par un manque d’intérêt pour le partenaire ou par l’apparition de peurs (d’être enceinte, d’avoir mal, de ne pas être à la hauteur…) bloquant ainsi la réception des stimulis.

 

Lésions organiques

Certains troubles physiologiques méconnus sont parmi les plus susceptibles de créer une douleur violente en écho à la pénétration du pénis.

- Prolapsus génitaux = déchirure des ligaments suspenseurs de l’utérus (accouchement, avortement, viol collectif, etc. nécessitant une intervention chirurgicale).- 

Infections du petit bassin et endométriose localisée dans l’utérus, les trompes ou les ovaires.Ces deux troubles sont différent mais suscitent la même réponse douloureuse au coït.

- Toute infection qui débute dans le col utérin peut essaimer vers la cavité utérine et vers les trompes. Les germes les plus fréquents sont les gonocoques, les streptocoques, les staphylocoques et les colibacilles. La réaction douloureuse au coït n’est qu’une complication du processus infectieux. Elle peut donc être évitée en soignant l’inflammation à temps et correctement.

- L’endométriose se caractérise par des formations kystiques ou de simplantations de muqueuse sur les organes du petit bassin formant ainsi une masse indistincte. Cela entraîne une irritation permanente du péritoine, une fixation de l’utérus et un étranglement du vagin. Le traitement est soit médical, soit chirurgical selon le stade d’évolution de la maladie.

- Dyspareunie postopératoire

Suite à une hystérectomie :Mauvais placement de la cicatrice touchée par le pénis

- Hystérectomie accompagnée d’une ovariectomie sans traitement hormonal

-  un vagin de type femme âgée

-  certaines femmes ont le sentiment d’avoir été castrées et imaginent qu’elles ne peuvent plus avoir de vie sexuelle, de plaisirs et que les rapports sexuels seront douloureux.

Fibrome, cancer de l’utérus, kyste de l’ovaire

Il importe donc de retrouver le trouble physique qui pourrait être la cause d’une dyspareunie avant de penser par exemple, que si la femme souffre, c’est psychosomatique et/ou pour éviter tout rapport sexuel avec son partenaire.

 

Traitement

Dans le cas d’une dyspareunie n’ayant pas de causes physiques, il faut dédramatiser et tenter d’analyser avec la patiente ce que son vécu personnel et son rapport au corps ont pu créer comme sensations, comme ancrages ayant amené l’idée de ce rapport particulier, fréquent et constant entre le plaisir et la douleur.

Réaffirmer l’importance du corps comme véhicule d’émotions pouvant être ressenties sans peur est un des axes thérapeutiques essentiel.

 

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10/02/2016
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