Espace de Thérapies Emotionnelles

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Les carences affectives

Dépendre de la personne qu’on aime, c’est une manière de s’enterrer vivant, c’est un acte d’auto-mutilation psychologique où l’amour propre, le respect pour soi et l’essence de soi sont offerts de manière irrationnelle. W. Riso 

 

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Pour me faire aimer, j'ai vraiment tout essayé. J'ai même changé de personnalité. Mais ça n'a rien donné! ... 
Pour me faire aimer, j'ai vraiment tout essayé. J'ai acheté la paix, même si cette paix me troublait. Mais ça n'a rien donné! ... 
Pour me faire aimer, j'ai vraiment tout essayé. J'ai pris tous les blâmes sur moi, même si je n'en étais pas la cause. Mais ça n'a rien donné! ...
Pour me faire aimer, j'ai tout essayé. J'ai tout accepté, même pardonner l'impardonnable. Mais ça n'a rien donné ! ...
Pour me faire aimer, j'ai vraiment tout essayé. J’ai accepté de me laisser blesser verbalement sans jamais riposter, j’ai saigné abondamment et j’ai léché mes blessures. Mais ça n’a rien donné ! ...                                                                                                                                                                           Pour me faire aimer, j’ai tout essayé. Je n’ai rien dit afin de vous protéger et j’ai tout enduré. Mais ça n’a rien changé ! ...                                                   Pour me faire aimer, j’ai vraiment tout essayé. Je vous ai comblé de cadeaux et vous en avez largement profité. Mais ça n’a rien donné ! …                   Pour me faire aimer, j’ai vraiment tout essayé. Je vous ai donné du temps que je n’avais pas. Mais ça n’a rien changé! ...                                                   Pour me faire aimer, j’ai vraiment tout essayé. J’ai fait les premiers pas, même si vous saviez que c’était à vous de les faire. Mais ça n’a rien changé ! Pour me faire aimer, j’ai vraiment tout essayé. J’ai essayé de vous faire comprendre tout en douceur, de différentes façons, mon besoin de vous, mon besoin de votre amour. Mais ça n’a rien changé ! …

Pour me faire aimer, j’ai finalement compris, après plusieurs années de travail acharné que c’était moi que je devais tout simplement AIMER.

Texte emprunté à Gilles Richard.

 

 

Les signes permettant d’identifier l’existence d’une carence affective sont nombreux. Lorsqu’on souffre de carences affectives, on a le don de se lancer dans des relations de couple souffrantes et ainsi de développer une dépression amoureuse avec un sentiment de manque et de vide ainsi que des frustrations affectives et des attentes inassouvies. On attend de la part de l’autre qu’il nous donne ce que l’on n’a pas reçu durant notre enfance. C’est à dire l’affection, la reconnaissance, l’attention, etc… Toutes ses situations répétitives développent des mécanismes de défense compensatoire.

Cette carence affective, c'est un besoin fondamental qui n'a pas été comblé. Avant de naître, un enfant a vécu dans le ventre de sa mère pendant 9 mois. Il y a été enveloppé, bercé et porté le plus naturellement. Lorsqu'il vient au monde, il ne peut pas brutalement cesser d'avoir besoin de contact humain. L'enfant, comme l'adulte plus tard, garde donc le besoin d'être enveloppé, d'être câliné. Au niveau de l'enfance, si les parents gardent une distance, l'enfant va être en demande, en recherche, en quête pour être pris dans les bras. Et le besoin de contact, de tendresse est aussi important que le besoin de chaleur ou de nourriture. De la carence peut venir la souffrance, c'est une situation douloureuse que l'on n'a pas pu gérer et digérer. Il est difficile de définir ce que ressent une personne en carence affective. Elle a l’impression d’être destinée à toujours rester seule, à ne jamais trouver d’épanouissement, à ne jamais parvenir à être entendue ou comprise. Elle ressent une sensation de vide, de solitude et d’absence avec la certitude douloureuse et angoissante d’être condamné à la solitude. La carence affective est liée aux ressentis de l’enfant négligé.

La personne a la certitude que les autres ne donneront pas le soutient affectif dont elle a besoin. On peut distinguer trois catégories principales :

  • Manque d'apports affectifs : absence d'attention, d'affection, de chaleur, ou d'une présence amicale.
  • Manque d'empathie : absence de quelqu'un de compréhensif qui vous écoute et de quelqu'un à qui parler de soi-même.
  • Manque de protection : absence de quelqu'un de fort qui guide et conseille.

C'est que ce besoin non comblé de tendresse continue à crier en soi. Une personne en carence affective va chercher à combler ce manque. Elle va demander (consciemment ou non) aux personnes qu'elle côtoie, de la combler, comme si celles-ci étaient susceptibles de pouvoir compenser ce qu'elle n'a pas reçu comme tendresse, comme affection. Elle aura l'impression de ne jamais être assez prise en considération, jamais être assez aimée, et ce manque est en fait l'écho de ce qui lui a jadis manqué des parents. Ce qu'on lui donne n'est jamais assez puisque cela ne peut emplir le manque qui vient de l'enfance. Mais l'inverse est aussi possible : si un parent  a surprotégé son enfant, l'adulte plus tard va rechercher cette même surprotection, cette même forme d'amour. Dans un couple, cela donne par exemple un partenaire qui veut à tout prix être aimée. Il est dans une telle attente d'amour que cela peut faire peur. Et même quand on l'aime, il ne se sent jamais assez aimée. Il peut douter de l'amour que l'on lui porte car il ne se sent pas digne d'être aimée. Il a donc un manque de confiance en elle, ne se sent pas une belle personne, voire complexé, pas attirant et manque d'estime. La moindre remarque ou attitude sera interprétée comme un refus, un rejet, un abandon ou un manque d'amour, et cela tend à provoquer un mal-être, des frustrations, des peurs et des angoisses caractéristiques. Cette peur de ne pas être aimé fausse le jugement et emmène en dehors de la réalité. "Et la peur génère 3 types de comportements. On peut la subir sans réagir, et c'est l'inhibition qui correspond à une sorte de souffrance dépressive. On peut plutôt prendre une position défensive : même quand on vous aime, vous n'y croyez pas. On refoule l'amour, on n'y croit pas, car on pense que ce n'est pas possible d'être aimé. Et le troisième comportement possible face à la peur, c'est la fuite. La peur l'emporte sur le désir d'être aimé qui pourtant est très présent."

Arrêter de croire que l'amour va panser les Souffrances. Un travail sur soi  est indispensable pour identifier ses blessures. Comprendre pourquoi l'on fonctionne ainsi, avec des souffrances à répétition... Il faut apprendre à s'aimer soi-même, travailler sur la confiance en soi. Sentir que notre souffrance prend sa racine dans notre passé. Au final, il faut se reconstruire enfin accepter d'aimer et être aimé(e).

 

 

Si vous êtes enfermé dans ce schéma, alors contactez-moi

 

 

 

 

 

Pour allez plus loin...       guérir les blessures de l’enfance livres fnac nicole pierret espaces de thérapies emotionnelles1.JPG

 

 

 

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10/02/2016
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