Espace de Thérapies Emotionnelles

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Les effets dévastateurs du stress sur la santé

Si vous pensez que le stress et les contrariétés quotidiennes ne sont que des désagréments sans conséquences sérieuses, vous devriez lire ce qui suit. Depuis plusieurs années, la Recherche a permis de mettre en lumière les effets dévastateurs du stress sur notre santé et de nombreux spécialistes le considèrent aujourd'hui comme « l'ennemi de santé publique n°1 ».

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D'après la spécialiste du domaine, le Dr Lissa Rankin : « Nos corps savent comment tuer les cellules cancéreuses, retarder le vieillissement et combattre les infections. Ils savent même comment guérir les ulcères, faire disparaître les lésions cutanées et reconstruire des os brisés. Mais aucun de ces mécanismes d'auto­guérison naturels ne fonctionnera si vous êtes stressé ! » .Mieux gérer votre stress est donc un moyen capital de réduire instantanément votre risque de souffrir de nombreuses maladies. 

Stress : « l'ennemi de santé publique n°1 » La première chose que vous devez savoir est que le stress n'est pas seulement un état d'esprit ou un sentiment. Il s'agit également d'un processus biochimique qui perturbe votre équilibre hormonal avec une surproduction des hormones du stress (adrénaline, dopamine, cortisol). Selon l'American Medical Association, ces perturbations, lorsqu'elles sont chroniques, seraient à l'origine d'au moins 60% des maladies dont :

la fatigue chronique,

les maux de tête,

les vertiges et troubles de l'attention ;

les problèmes de digestion et maux d'estomac,

le syndrome du côlon irritable, les ulcères ;

La prise de poids (en particulier au niveau de votre ceinture abdominale) et l'obésité ;

les insomnies,

les troubles de l'humeur (nervosité, dépression, anxiété, irritabilité),

les troubles de la libido ;

les maladies cardiovasculaires (crises cardiaques, AVC, hypertension, arythmies),

le diabète et le cholestérol ;

le déclin des fonctions cérébrales (troubles de la mémoire, Alzheimer) ;

l'affaiblissement du système immunitaire ;

les tensions musculaires,

les maux de dos,

la fibromyalgie ;

l'accélération du vieillissement avec le raccourcissement des télomères,

une partie de vos chromosomes qui joue un rôle central dans le renouvellement cellulaire. Selon le célèbre neurobiologiste Robert Sapolsky, Professeur à Stanford et spécialiste du stress, ce qui rend le stress aussi dangereux pour notre santé est que nous serions devenus incapables de le gérer. Votre corps ne fait pas la distinction entre les grands stress et les petits tracas Alors que le stress est au départ une réaction exceptionnelle mais normale de l'organisme censée sauver nos vies en nous permettant de fuir des prédateurs ou d'attraper des proies, notre mode de vie moderne nous plongerait dans un état de stress permanent dans lequel nous sommes incapables, d'un point de vue physiologique, de faire la différence entre les tracas du quotidien (un embouteillage, l'augmentation du prix de l'essence...) et un véritable danger qui menace notre survie (attaque d'un animal féroce, froid extrême, famine...).

Malheureusement, les victimes de stress chronique ne réalisent pas toujours la gravité de leur situation, et encore moins le fait qu'elles sont en train de compromettre leur santé. Cela peut paraître incroyable, mais quelque soit l'origine, la fréquence ou l'intensité du stress que vous subissez, votre corps réagira de la même manière. Une réaction typique et qui concernera chacun d'entre nous au moins une douzaine de fois par jour, enclenche immédiatement une cascade de plus de 1400 réactions biochimiques à l'intérieur de notre corps.

Si vous ne faites rien pour gérer ces réactions, vous vieillissez prématurément, vos capacités intellectuelles s'affaiblissent, vos niveaux d'énergie s'épuisent progressivement et toutes les fonctions de votre organisme perdent progressivement de leur efficacité. Mais il y a pire encore, à force de subir quotidiennement des événements stressants, nous développons une sorte de capacité à les occulter au détriment de notre santé. Nous ne nous rendons même plus compte que nous subissons ces stress. Nous nous habituons à ces pressions quotidiennes, à ses irritations et tracas qui finissent par nous apparaître inévitables et face auxquels nous n'avons plus la faculté de répondre.

Pourtant, l'accumulation progressive de tous ces petits stress causent de nombreux dysfonctionnements physiques et émotionnels qui, un jour, sans prévenir, déclenchent une sur-­réaction de notre organisme face à un défi à priori banal et sans danger : un rhume se transforme en pneumonie, un coup de blues en dépression, un jour votre médecin découvre que vous souffrez d'un grave problème de santé cardiaque...

Que se passe-­t­-il dans votre corps lorsque vous êtes stressé(e) ?

Voici comment s'amorce la réaction de stress, telle que l'a décrite l'endocrinologue Hans Selye, le premier chercheur à avoir étudié ce phénomène sur le plan biologique.

Lorsque survient le stimulus (imaginons qu'un animal féroce surgit et se fige face à vous), il se produit d'abord une brève période de choc : vos jambes flagellent, les poils sur vos bras se hérissent. Puis votre organisme se met instinctivement en alerte sous l'impulsion de votre système nerveux et des glandes endocrines. Cette première phase de réaction est la phase d'alarme : vos glandes surrénales libèrent de l'adrénaline et d'autres hormones pour mettre votre corps en état de réagir immédiatement. C'est la célèbre réaction « combattre ou fuir », un état de très grande vigilance où il s'agit de décider si vous allez fuir le danger ou l'affronter. A cet instant, votre esprit et tous vos sens fonctionnent à mille à l'heure. Puis vient la phase de résistance.

Après quelques secondes, plusieurs autres mécanismes se mettent en place : hausse de votre taux de cholestérol sanguin, d'acides gras, de sucre (glycémie) et des facteurs de coagulation, inhibition du fonctionnement des globules blancs.

Votre organisme libère de nouvelles hormones, dont les endorphines, le cortisol, la dopamine et la sérotonine. Vous êtes maintenant prêt(e) à réagir : vous allez prendre vos jambes à votre cou ou vous allez assommer l'animal féroce qui vous menace. Normalement, ces deux premières phases sont bénéfiques. L'organisme est stimulé pour mobiliser le maximum de ses ressources. Et le simple fait de se mettre en mode actif rétablit l'équilibre des hormones dans le sang. Une fois l'événement surmonté (vous vous êtes mis à l'abri ou vous avez terrassé la bête sauvage), la réaction de détente s'enclenche : vous vous sentez « vidé(e) » mais après une période de repos, votre organisme retourne à son métabolisme habituel. Enfin, il y a la troisième phase dite « d'épuisement ». Elle se produit lorsque la situation stressante dure trop longtemps, lorsqu'elle se reproduit trop souvent ou encore si le système nerveux ne peut plus mettre fin à la phase de résistance (notamment chez les personnes anxieuses). Cette phase est caractéristique du stress chronique, véritable fléau de nos sociétés actuelles. Les mécanismes de réaction fonctionnent « à plein régime » de manière quasi permanente, entraînant une déperdition d'éléments biochimiques ainsi que des désordres métaboliques et physiologiques. L'organisme s'épuise, certains organes ou systèmes s'affaiblissent ou se relâchent, le risque de maladie physique ou psychologique monte en flèche. Dans des situations extrêmes, le stress continu entraîne la mort. Pour éviter d'en arriver là, vous devez être capable de mieux appréhender ces situations stressantes au moment même où elles surviennent. Les méfaits du stress sur votre santé sont immédiats et irréversibles Les personnes les plus anxieuses et stressées se rassurent souvent en se disant que le stress subi pendant la journée pourra être évacué plus tard, lors de leurs prochaines vacances, lorsqu'elles iront se balader à vélo le week-­end, le soir en rentrant chez elles lorsqu'elles pourront enfin se détendre devant un bon film ou avec un bon bouquin... Ces moments de détente sont en effet importants pour prendre du recul sur certaines situations. Mais ils n'ont malheureusement pas le pouvoir de rétablir les méfaits causés par le stress sur votre santé car ceux­-ci se produisent au moment même où vous y êtes confronté(e). Les impacts du stress sur votre santé sont donc immédiats et irréversibles. Dans une étude, des chercheurs ont exposé des personnes à des phénomènes stressants et ont observé leurs réactions physiologiques en temps réel en suivant leur rythme cardiaque. Le résultat était visible à l'œil nu : la ligne représentant la fréquence cardiaque de ces personnes était saccadée, irrégulière et chaotique ! Votre seul moyen de réduire les impacts négatifs du stress sur votre santé est donc d'améliorer votre capacité à y faire face en temps réel.

Les stratégies anti-­stress qui ont fait leur preuve Il existe de nombreuses techniques qui vous aideront à mieux répondre aux événements stressants et ainsi à mieux protéger votre santé. Parmi celles qui ont fait leur preuve, il y a la méditation, les techniques  libération émotionnelle (EFT pour « Emotional Freedom Techniques »), une technique « psychocorporelle » de traitement des blocages émotionnels ou la cohérence cardiaque, une technique de relaxation basée sur des exercices de respiration. L'activité physique a également des effets anxiolytiques scientifiquement prouvés. 

 

Références scientifiques :

[1] Hearthmath, 2010

[2] Wipfl i BM1, Rethorst CD, Landers DM. The anxiolytic effects of exercise: a meta­analysis of randomized trials and dose­response analysis. J Sport Exerc Psychol. 2008 Aug;30(4):392­ 410.

[3] Tjurmina, O. A., Armando, I., Saavedra, J. M., Goldstein, D. S., and Murphy, D. L. (2002). Exaggerated adrenomedullary response to immobilization in mice with targeted disruption of the serotonin transporter gene. Endocrinology 143, 4520–4526.

[4] Gotlib, I. H., Joormann, J., Minor, K. L., and Hallmayer, J. (2008). HPA axis reactivity: a mechanism underlying the associations among 5­HTTLPR, stress, and depression. Biol. Psychiatry 63, 847­851.

[5] Benjamin D. Sachs, Jason R. Ni, Marc G. Caron. Brain 5­HT deficiency increases stress vulnerability and impairs antidepressant responses following psychosocial stress. Proceedings of the National Academy of Sciences, Feb. 9, 2015 DOI: 10.1073/pnas.1416866112.

[6] Int Clin Psychopharmacol. 1987 Jan;2(1):33­45. Effect of a serotonin precursor and uptake inhibitor in anxiety disorders; a double­blind comparison of 5­hydroxytryptophan, clomipramine and placebo.Kahn RS1, Westenberg HG, Verhoeven WM, Gispen­de Wied CC, Kamerbeek WD.

[7] The effect of oral 5­hydroxytryptophan administration on feeding behaviour in obese adult female subjects. Ceci F. et al., J Neural Transm, 1989; 76: 109­117. Eating behaviour and adherence to dietary prescriptions in obese adult subjects treated with 5­hydroxytryptophan. Cangiano C et al., Am J Clin nutr, 1992; 56: 863­7.

[8] Effect of 5­hydroxytryptophan on the sleep of normal human subjects. Wyatt RJ. et al.,Electro­encephalogr Clin Neurophysiol, 197;30: 501­5.

[9] Double­blind study of 5­hydroxytryptophan versus placebo in the treatment of primary fibromyalgia syndrome. Caruso I. Et al., J int Med res. 1990; 18: 201­209



10/02/2016
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